objectif scientifique de Cétamada

Le but principal est d’évaluer la population reproductive du sub-stock C3 (Madagascar) dans le Canal de Sainte-Marie, et d’étendre, si possible, la méthode à d’autres zones de Madagascar. Nous avons conçu une combinaison stratégique d’observation terrestre et marine et de survols aériens. L’association effectue des observations en bateau depuis 2 ans à Ste Marie et depuis 1 an à Toliara –Salary Bay et Ifaty-) mais aussi des observations aériennes et des observations terrestres, principalement toutes faites à Ste Marie.
Une continuité dans la méthodologie sera proposée pour identifier de possibles tendances dans la migration de la population des baleines. Grâce à l’utilisation de ces méthodes, Cétamada garantit une expertise et tout l’équipement nécessaire (incluant des observations aériennes, bateaux, des pilotes formés, des skippers et des observateurs).
Des informations basiques comme le temps (beaufort), la phase de la lune et l’état de la mer sont enregistrées pendant chaque sortie quotidienne à bord du bateau. Au début de chaque observation le point GPS, la météo et le nombre de baleines observées ainsi que leurs comportements seront notés. Les observations sur le bateau permettent de faire des photos ID (identification) ainsi qu’une estimation du g (0), coéfficient de correction des survols aériens. Ce coefficient représente l’interval de temps entre une phase d’immersion et une phase où le groupe de baleine reste à la surface. Pour les survols aériens, chaque angle d’observation sera calculé, et pour les observations terrestres une estimation de la distance par rapport à la côte sera évaluée. Une fois dans le bureau de travail de Cétamada, toutes les informations seront stockées dans la base de données Excel de Cétamada et les photographies seront marquées selon leur correspondance à l’individu et la partie du corps identifiée, la dorsale droite ou gauche et la caudale.
Les données scientifiques recueillies lors des safaris baleine sont les points GPS de l’endroit ou elles ont été observées, la composition du groupe, et son comportement. Ces données permettent de surveiller la population qui vient à Ste Marie chaque année et l’évolution de la composition d’un groupe et de son comportement de mois en mois.

Les observations en bateau dépendent aussi fortement de la météo, et seront donc influencées par le temps qu’il fait. Ces facteurs environnementaux sont pris en compte lors de l’établissement des résultats finaux.Néanmoins le plus grand avantage de l’observation en bateau est la récolte d’informations supplémentaires sur les individus comme l’identification photographique individuelle, l’échantillonnage de squame (peau) pour des analyses génétiques et l’enregistrement acoustique. L’identification individuelle dont fait partie la méthode de ré-identification de marques, peut être utilisée pour évaluer l’abondance des populations et les patrons de mouvements des individus (Katona et Whitehead, 1981). Les photographies sont rangées dans un catalogue puis identifiées et comparées les unes aux autres. Les conditions optimales pour des observations en mer incluent :
La vitesse du bateau devrait être telle que les individus ne puissent pas être manqués et pour qu’une zone suffisamment grande soit parcourue.
Les distances devraient être standardisées et l’observation devrait s’effectuer avec des jumelles
Composer un plan d’observation pour une période d’au moins 3 mois (juillet, août, septembre)
Une mer d’état < 3 sur l’échelle de Beaufort
Au moins deux observateurs et un skipper, un GPS pour la navigation et l’enregistrement de données
Chaque rencontre devrait durer le temps nécessaire pour déterminer la composition et le comportement du groupe, pour obtenir des photographies pour l’identification et des échantillons pour les biopsies qui seront récupérées au terme de l’observation.
L’équipement minimal exigé est : un GPS, un ordinateur portable, des jumelles, des tableaux angulaires et, si des informations supplémentaires sont exigées, un appareil photo avec un objectif 300 mm, une arbalète pour des échantillons génétiques et un hydrophone pour le contrôle acoustique.
Basées sur ces recommandations, nous proposons des sorties scientifiques en bateau d’une durée de 10 à 15 heures, et ce pendant les deux premiers mois (juin et juillet), pour ensuite augmenter le temps d’observation jusqu’à 25 à 30 heures par mois pendant le mois d’août et de septembre où le temps s’améliore (100 – 120 heures par saison). 3 ou 4 observateurs ayant suivi une formation seront sur le bateau afin de noter les données. Les observations basées sur le bateau seront créées sur chaque site : Ste Marie, Ifaty, Nosy Be, Maronansetra, Fort Dauphin et Salary Bay.

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Auteur :Arthur Gosset

Je m'appelle Arthur Gosset, j'habite à Lentilly (à côté de Lyon) et je suis passionné par les mammifères marins et plus particulièrement les baleines.

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